top of page

Contactez-nous pour une initiation groupée en ligne à l'Awalé 

  • Blanc Icône Instagram
  • Blanc Facebook Icône
  • Blanc LinkedIn Icône
  • Blanc Icône YouTube

Négritude, Tigritude et Awalitude - dernière partie

7 sept.
4 min de lecture

Conclusion

Négritude, tigritude, awalitude : trois mots, trois histoires, mais une interrogation commune sur la dignité, l’identité et l’action. La Négritude a constitué une réponse intellectuelle et poétique à un monde qui prétendait définir les peuples noirs à leur place. La tigritude a posé une question critique : l’affirmation doit-elle devenir action ? L’awalitude, telle qu’elle est proposée ici, pousse cette question jusqu’au plateau de jeu. Elle ne prétend pas que l’Awalé serait historiquement issu de la Négritude ; elle affirme autre chose : qu’une pratique culturelle ancienne peut devenir aujourd’hui un support pour penser la dignité, la transmission, la stratégie et l’éducation.

L’Awalé n’efface donc pas la Négritude : il peut la faire résonner autrement. Plateau après plateau, génération après génération, une idée simple demeure — une culture ne survit pas seulement parce qu’on en parle, mais parce qu’on la pratique, qu’on la transmet et qu’on la réinvente. C’est peut-être cela, finalement, l’awalitude : non pas proclamer que nous avons une culture, mais continuer à la jouer. Envie de la faire vivre ? Réservez une animation Awalé, une initiation en ligne ou un accompagnement sur mesure — ou écrivez à contact@clubawale.com.

FAQ

Qu’est-ce que la Négritude ?

La Négritude est un mouvement intellectuel, littéraire, culturel et politique développé principalement dans les années 1930 autour d’écrivains noirs francophones comme Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas. Elle affirme la valeur des cultures noires et s’oppose aux logiques d’assimilation et de dévalorisation coloniale. Son histoire est aussi liée aux circulations intellectuelles de la Harlem Renaissance et aux réseaux noirs de l’entre-deux-guerres.

Que signifie la « tigritude » ?

La « tigritude » renvoie à une formule critique de Wole Soyinka, qui oppose au discours identitaire l’image du tigre qui agit plutôt que de proclamer son identité. Elle est devenue emblématique des débats sur la Négritude et sur les rapports entre littérature, identité et action.

Qu’est-ce que l’« awalitude » ?

Dans cet article, l’awalitude est un néologisme proposé comme concept d’auteur. Elle désigne l’idée d’une dignité culturelle mise en pratique à travers le jeu : stratégie, transmission, apprentissage, mémoire, relation à l’autre et capacité d’action. Il ne s’agit donc pas d’un mouvement historique comparable à la Négritude, mais d’une notion interprétative qui en prolonge la réflexion.

L’Awalé est-il un jeu unique ?

Non. Il faut distinguer l’Awalé (ou Oware) de l’ensemble de la famille mancala. Le terme « mancala » désigne une vaste famille de jeux de semailles et de capture aux nombreuses variantes régionales, dont l’Awalé n’est qu’un représentant.

Existe-t-il plus de 300 jeux mancala ?

Plusieurs sources spécialisées et pédagogiques évoquent plus de 300 variantes, mais le chiffre dépend de la méthode de classification retenue. Il est donc plus prudent de parler de plusieurs centaines de variantes que de tenir « 300 » pour un chiffre définitif.

Poème — Négritude, tigritude, awalitude

Ils ont écrit la nuit d’une encre de blessure,

nous l’écrivons le jour de graines qui murmurent.


Césaire tendit la voix,

Damas rendit ses poupées,

Senghor chercha l’unité

dans la mémoire et la présence.


Soyinka dit : « bondis ».

Le tigre ne demande pas la permission.


Et sur le plateau,

la main prend les graines,

les compte, les distribue,

les confie au chemin.


Ni l’émotion sans raison,

ni la raison sans cœur :

on ne gagne pas seulement

par ce que l’on prend,

mais par ce que l’on sait préserver.


Une graine aujourd’hui,

une récolte demain ;

un coup maintenant,

une conséquence plus loin.


De la Négritude au tigre,

du tigre au grain qui luit,

l’awalitude poursuit

ce que la parole a dit.

Références et pistes bibliographiques

1.          Césaire, Aimé, Cahier d’un retour au pays natal, 1939 — texte fondateur de la poésie de la Négritude et œuvre majeure de la littérature anticoloniale.

2.          Senghor, Léopold Sédar, Chants d’ombre, 1945 — recueil essentiel pour la dimension poétique et philosophique de la Négritude.

3.          Senghor, Léopold Sédar, Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, 1948, préface de Jean-Paul Sartre, « Orphée noir ».

4.          Damas, Léon-Gontran, Pigments, 1937 — l’un des premiers recueils majeurs associés à la Négritude.

5.          Locke, Alain (dir.), The New Negro: An Interpretation, 1925 — ouvrage fondamental de la Harlem Renaissance.

6.          Jahn, Janheinz, A History of Neo-African Literature, 1968 — source fréquemment citée pour la formule de Soyinka sur la tigritude.

7.          de Voogt, Alex, Mancala Board Games, British Museum Press, 1997 — référence spécialisée sur les jeux de la famille mancala.

8.          British Museum — collections de plateaux de mancala et d’Oware (Sierra Leone, Ghana), documentant la diversité matérielle et géographique de ces jeux.

9.          Menezes, Mônica — travaux sur le mancala et la résolution de problèmes mathématiques.

10.      Barreto & Freitas — travaux sur les jeux éducatifs africains de la famille mancala.

11.      Broline, Duane M. & Loeb, Daniel E. — analyses combinatoires des jeux de type Ayo et mancala.

12.      Smithsonian Magazine — histoire de la famille mancala et de sa diffusion intercontinentale.

 
 
 

Commentaires


bottom of page